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Le bilan de santé du chat



Une enquête récente a rapporté que seulement 42 % des chats sont présentés au moins une fois par an à un vétérinaire. Globalement, cette espèce est d'ailleurs moins médicalisée que le chien :
- la proportion de chats vaccinés est moindre ;
- lors de maladie, le délai moyen avant qu'ils soient amenés chez le vétérinaire est plus long : soit parce-que les propriétaires ont moins d'occasions d'observer leurs chats qui ont un mode de vie plus indépendant que les chiens, soit qu'ils estiment que ces animaux sont plus robustes et peuvent guérir sans intervention ;
- et présenter à un vétérinaire un chat qui est en bonne santé est généralement considéré comme une dépense inutile.
Pourtant, même s'il est apparemment en bonne santé, il est idéalement souhaitable qu'un chat soit examiné une fois par an par un vétérinaire, pour un bilan de santé, cette consultation étant généralement l'occasion de faire également ses vaccins. En effet, certains problèmes de santé peuvent ne pas se manifester cliniquement dans les premiers stades de leur évolution et, même s'il est attentif à son chat, un propriétaire n'a ni l'expérience, ni les moyens techniques du vétérinaire pour détecter précocement ces éventuels troubles qui pourraient déjà être pris en charge.
Pour les animaux qui souffrent déjà d'une affection chronique ou évolutive, la périodicité peut être augmentée si le suivi de l'évolution de la maladie et/ou de l'efficacité du traitement le nécessite. En outre, des examens spécifiques peuvent être requis, en complément des examens "standards" : dosage hormonal chez un chat hyperthyroïdien, etc.
Chez un chat âgé qui n'a pas de problèmes de santé connus, le vétérinaire peut également proposer des examens complémentaires de dépistage de certaines affections gériatriques courantes : analyse sanguine pour détecter une éventuelle insuffisance rénale, etc.
Le déroulement du bilan de santé dépend donc de l'animal concerné et des préférences du vétérinaire qui l'effectue, mais les examens usuels sont généralement assez similaires ; il peut comporter par exemple :

Antécédents du chat

Le praticien questionne généralement le propriétaire sur ce qu'il aurait pu noter d'anormal ou d'inhabituel depuis la dernière visite : le chat se gratte, des vomissements ou diarrhées ont été observés, il éternue et/ou a les yeux qui coulent, etc., mais aussi toutes les modifications des activités ou comportements quotidiens de l'animal. Semble-t-il moins actif, mange-t-il moins ou plus, boit-il plus, etc. ? Il est important que le propriétaire signale tous les changements constatés, même si ils lui paraissent insignifiants, d'autant que ces "problèmes" ne pourront pas pour la plupart, être constatés pendant la consultation.
Lors du bilan de santé, le vétérinaire s'assure également que des traitements antiparasitaires ont été réalisés régulièrement.
Si le chat souffre d'une affection chronique nécessitant un traitement, le vétérinaire se renseignera sur les éventuelles évolutions constatées et vérifiera que le traitement est bien suivi.

Etat général de l'animal

L'inspection et la palpation du chat peuvent donner des indications sur l'état général de l'animal : aspect du pelage, état d'embonpoint par exemple. Une mesure précise du poids est souvent pratiquée ; en plus du résultat ponctuel, il est intéressant de pouvoir suivre l'évolution du poids d'une visite à l'autre, ou à partir des pesées régulières que peut réaliser le propriétaire (voir l'encadré "Comment peser son chat ?").
Un poids anormal (perte, mais parfois aussi prise de poids) peut être le révélateur d'une maladie. Toutefois, des variations de poids n'ont pas forcément une origine pathologique et peuvent par exemple être liées à des variations d'activité saisonnière du chat, à un changement d'alimentation (nouvel aliment plus ou moins appétent, plus ou moins énergétique que l'ancien) ou à une alimentation qui n'est plus adaptée (après une castration, pour un chat qui vieillit ou un animal qui change de milieu et de mode de vie). Il est à noter qu'environ 25 % des chats sont en surpoids en France et que l'origine de cette obésité est alimentaire, dans la grande majorité des cas.

Mesure de la température

La température usuelle chez les chats est de l'ordre de 38,5°C (entre 38 et 39°C, le plus souvent). Lorsque la température chute de manière importante (hypothermie), l'état général est fortement dégradé). En revanche, une augmentation de température (hyperthermie ou fièvre) n'est pas systématiquement accompagnée de signes cliniques ou d'une dégradation nette de l'état général : il est donc possible de rencontrer ce cas de figure lors du bilan de santé chez un chat (apparemment) en bonne santé. Une température élevée peut notamment révéler un processus infectieux. La fièvre peut être associée à d'autres symptômes (par exemple, éternuements, jetage nasal et oculaire lors de coryza). Toutefois, une augmentation modérée de la température peut être liée à un état de stress intense, ce qui n'est pas rare chez le chat en consultation.
En fonction de l'importance de l'hyperthermie et s'il soupçonne un processus, le vétérinaire peut être amené à reporter les injections de vaccination.

Examen rapproché du pelage et de la peau

En complément de l'inspection générale de début de consultation, le praticien peut observer plus attentivement la qualité du poil et inspecte la peau en écartant celui-ci : il peut ainsi découvrir des régions enflammées, pigmentées, des boutons, des zones dépilées, des squames (pellicules), des parasites (puces), etc.
Des anomalies du pelage ou cutanées peuvent être des manifestations d'une parasitose, de déséquilibres alimentaires, de troubles hormonaux, de difficulté à faire sa toilette à cause de douleurs arthrosiques, etc.
Il est à noter que le stress chez le chat a également tendance à provoquer une chute parfois spectaculaire de poils.

Examen oculaire

L'examen des yeux peut permettre d'observer certaines anomalies telles qu'un écoulement de larmes ou purulent, une œil rouge, un oeil anormalement enfoncé ou au contraire saillant, des pupilles dissymétriques, une cornée terne, irrégulière, etc.).
Face à des observations de ce type, le vétérinaire peut estimer nécessaire de faire un examen ophtalmologique plus poussé, avec un ou plusieurs examens complémentaires (examen à la fluorescéine, mesure de la pression intra-oculaire, fond d'œil, etc.).

Examen auriculaire

L'examen des oreilles consiste en une inspection du pavillon (faces externe et interne) et de la partie externe du canal auditif ; la présence de rougeurs, de croûtes, de cérumen en grande quantité, voire de pus, etc. peuvent justifier qu'un examen du canal auditif profond et du tympan soit réalisé à l'aide d'un otoscope.

Examen buccal

L'examen de la bouche concerne tout particulièrement les dents. La présence de tartre et ses conséquences (dents déchaussées ou qui bougent, gingivite) sont recherchées, plus spécialement chez les chats âgés ; un détartrage peut alors être conseillé.
Des lésions des muqueuses buccales (gencives et langue) telles que des ulcérations sont parfois notées. Une mauvaise haleine (halithose) sont également recherchées.
Chez les jeunes chats d'origine inconnue, l'inspection de la dentition (dents de lait, puis remplacement par la denture permanente) permet d'évaluer leur âge assez précisément jusqu'à l'âge de 7 mois ; au delà, une appréciation plus approximative reste possible, en fonction de l'état d'usure des dents.

Auscultations cardiaque et pulmonaire

L'auscultation cardiaque a pour objectifs de mesurer la fréquence, d'apprécier le rythme cardiaque et de rechercher des bruits anormaux (souffles cardiaques) ; le stress peut être à l'origine d'une augmentation significative de la fréquence cardiaque (tachycardie).
L'auscultation pulmonaire a pour objectif de rechercher des bruits respiratoires anormaux (râles, sifflements, etc.). La fréquence respiratoire peut également être nettement augmentée si le chat est stressé.

Palpation de l'abdomen

La palpation abdominale a pour objectif de mettre en évidence une éventuelle douleur, de rechercher la présence de structures abdominales anormales (masse intra-abdominale) ou de consistance inhabituelle (présence de liquides, etc.), d'un organe de taille ou de consistance anormale (par exemple les reins).

Palpation et manipulation articulaires

Ces examens sont plus particulièrement intéressants chez les très jeunes chats et chez les chats âgés : chez les premiers, certaines malformations congénitales (rares chez le chat) peuvent parfois être mises en évidence, tandis que chez les seconds, des troubles articulaires dégénératifs se développent souvent progressivement.
Chez le chat âgé, la palpation - manipulation concerne plus particulièrement la région lombaire vertébrale, qui est une région privilégiée pour l'apparition d'arthrose chez cette espèce.
 

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